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« Une catastrophe humanitaire en france : la prise en charge des personnes âgées! » Le 23/12/2006, par michel « Nombre d’Etablissements Public/Privé proposent des structures d’accueil rivalisant de confort et de services adaptés au grand âge. L’Etat et les collectivités locales versent des financements conséquents afin de garantir une prise en charge décente des aînés »
Ca, c’est la carte postale du bien vieillir dans notre pays !
La réalité est tout autre, nous soignants, vivons les faits au quotidien, isolés dans certaines maisons de retraite, qui sont parfois proches du système carcéral.
Nous décidons aujourd’hui de sortir de cet isolement afin de dénoncer les conditions de prise en charge des personnes âgées.
Voici les 6 commandements de la Gériatrie qui sont imposés :
-Ta personnalité, ton histoire, tu tairas : pas de temps pour t’écouter.
-En 10 minutes, tu seras lavé, habillé : pas de temps pour te bichonner.
- Parfois dés 5 h 45 ton déjeuner tu auras : si tu dors tant pis pour toi, jusqu’à midi tu attendras.
-Ta détresse, ta solitude tu ravaleras : pas le temps de s’apitoyer.
-Plus tu seras malade, dépendant, moins on te consacrera de temps : tu n’as plus la force de te plaindre…
-Seul et en silence tu mourras : pas le temps pour qu’on te tienne la main.
Nous sommes des personnels soignants diplômés, passionnés par nos métiers, par la gériatrie et qui travaillons à l’encontre de notre éthique, car les moyens n’existent pas pour s’occuper dignement des personnes dont nous avons la charge.
Nous ne voulons plus être complice des Pouvoirs Publics qui se taisent,
des groupes commerciaux qui s’enrichissent sur le dos des résidents.
Voici 6 des principales propositions revendicatives du collectif "prise en charge des personnes âgées" de la CGT :
-1 soignant pour 1 résident
-Un financement unique basé sur la solidarité nationale ; la prise en charge des personnes âgées doit revenir dans le secteur de l’Assurance Maladie
-Sortir le secteur de la prise en charge de la personne âgée de la marchandisation
-Un véritable plan Emploi/Formation reconnaissant à tous qualifications et revalorisation salariale
-L’Etat doit financer les constructions et rénovations de maison de retraite actuellement supportées par les résidents et leur famille.
-Adapter le nombre de lits publics aux besoins futurs face au vieillissement de la population
Nous devons nous montrer revendicatifs pour que de réelles négociations sur nos salaires, notre formation et nos conditions de travail aient lieu, pour que nos aînés soient traités avec tout le respect qui leur est du. N’oublions jamais qu’ils ont largement contribué à l’essor de notre Société. Ce sont eux qui ont hier obtenu par la lutte, parfois le sang, ce que nous avons aujourd’hui, en particulier notre protection sociale.
Commentez Largement cet article et ces propositions. 24 commentaires : Le 23/12/2006, par michel Vous pouvez vous procurer le livre des éditions FAYARD : ON TUE LES VIEUX
Placée dans le seul contexte économique, la vieillesse n'est plus envisagée qu'en termes de contraintes, de charges et d'inutilité. La grande défausse des Etats permet un véritable génocide gériatrique sans culpabilité, parce que lorsqu'on est vieux on doit mourir. Un génocide silencieux perpétré grâce aux incohérences et aux maltraitances qui font tous les ans plus de morts que la canicule. De la prise en charge défaillante des vieux aux urgences à l'hécatombe des mauvaises orientations, sans parler des euthanasies, " tellement courantes, dit un médecin, que pour s'en convaincre il suffit d'aller dans les hôpitaux ", tout contribue à accélérer leur fin. Ceux qui survivent à l'hôpital se retrouvent dans des maisons de retraite inadaptées à leur prise en charge. Abandonnés sans soins dans des établissements sous-dotés en personnel, les vieux dénutris, sous-médicalisés et sur médicamentés ne font pas long feu. La justice ne condamne que rarement ces " dysfonctionnements institutionnels ". La vie d'un vieux, au pire, ça vaut deux ans avec sursis. L'Etat se désengage d'autant plus volontiers du problème qu'il veut privatiser le secteur. Reste à savoir à qui profite le crime...
Christophe Fernandez est président de l'AFPAP (Association française de protection et d'assistance aux personnes âgées). Thierry Pons en est le coordonnateur. Dominique Prédali est auteur, journaliste, traductrice et interprète de conférence en Grande-Bretagne. Le Pr Jacques Soubeyrand est chef du service de médecine interne et gériatrie à l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille.
Le 23/12/2006, par michel Un livre avec ses excés, mais aussi beaucoup de vérités.
Des vérités qui nous font peur ou honte, comme la marchandisation des "vieux", les "vieux" sont une marchandise pouvant dégager d'énormes bénéfices : 25 % une fois les batiments amortis. on comprend que les actionaires des maisons de retraites privées LUCRATIVES soient à l'affus.
Pour le capital : les vieux une marchandise comme une autre!
Il Serait aussi interessant qu'il y ait des interventions politiques sur ce blog.
Le 23/12/2006, par Myriam Leburton Moi je serai pour le maintien à domicile (souvent possible jusqu'à la fin)avec l'aide d'une tierce personne. Cela ne devrait pas revenir plus cher qu'une mise en maison de retraite.
Assez d'accord avec toi quand tu dis : Pour le capital : les vieux une marchandise comme une autre!
Ce qui me désole également, c'est de voir tant de vieux abandonnés par leur famille. Autrefois, 3 parfois 4 générations cohabitaient sous le même toit. C'était pas toujours parfait mais on avait encore le lien familial. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Le 24/12/2006, par michel Ok pour le maintien à domicile le plus longtemps possible, bien entendu.
La 1ère question est avec quelles personnes aidantes? nombre? Qualification? Temps de présence?
La 2ème question porte sur le financement que ce soit à domicile ou en institution.
Est ce que le financement actuel (résident ou sa famille, sécu, DSD)est satisfaisant, suffisant?
c'est une des questions que c'est posé le collectif CGT.
Lit les 6 principales propositions du blog et donne nous ton avis. Suivant le temps dont je dispose j'argumenterais nos positions au fur et à mesure.
Pour ce qui est du lien familial et de la cohabitation des générations, nous vivons une autre époque. Dans l'agriculture, ce que tu dis était particulièrement vrai, plusieurs générations vivaient sous le même toit. La grand mère apprenait à la petite fille à coudre, faire la cuisine, en contre partie celle ci l'aidait dans les gestes de la vie quotidiene qu'elle avait du mal à effectuer, toilette, habillage.
Pour les hommes, le vigoureux petit fils faisait le travail des champs le plus dur, pendant que ses aieuls s'occupait de taches moins ereintantes.
Tout ce faisait à la main et il en fallait des mains et des bras, on n'était pas riche, mais la ferme arrivait à nourrir chichement tout son monde, l'endettement minime explique sans doute en partie cela.
L'Europe, la mondialisation du commerce arriva, il fallu produire de plus en plus, avec des critères de qualité discutables et stricts. L'agriculteur s'endetta pour acheter toutes les machines agricoles modernes, et comme dans beaucoup d'entreprises au lieu de l'aider la machine remplaça l'homme.
Il fallu aller travailler à la ville, l'exode rurale était en marche sans retour.
Il ne restait bien souvent qu'une famille par ferme, l'augmentation obligée de la production obligera plus tard les plus "petits" au départ. Les hameaux déja bien vides, verront à mon avis le lien social, "les veillées", disparaitre avec l'arrivée de la télévision.
Dans les villes, est-ce qu'il y avait une cohabitation cogénérationnelle? Je ne peux te répondre, peut être dans les cités ouvrières, avant l'automatisme des productions!
Le 24/12/2006, par Pierre Sallé, retraité Je suis triste de tant d'inhumanité. L'argent, le capitalisme, les actionnaires qu'ils faut satisfaire. tous ces gens s'octroient les richesses créeés par les travailleurs et vivent dans un luxe éhonté. Notre planète est mise en danger par cette poignée de ploutocrates avec la complicité de valets serviles : élus politiques, patrons voyous,marchands de soupe, l'utilisation des religions, l'abétissement télévisuel organisé...tous ces gens qu'ils nous faut combatre continuellement depuis des lustres n'ont que faire de la souffrance des plus vulnérables, jeunes comme vieux, handicapés et autres personnes démunies devant tant de violences.
je suis toujours partant pour me battre tant que j'aurai du souffle, comme l'ont fait mes parents et grand parents. pour discuter sans relache avec mon entourage, convaincre et aider à la prise de conscience des gens de mon village, sur les choix dans le département, la région et bientôt par mon vote pour les présidentielles et les législatives.Même si nous y allons en ordre dispersé...mais comme par hasard les capitalistes, ne sont pas divisés, eux, ils font front commun.
J'avais envie de dire tout cela parce que je suis très en colère par rapport à la façon dot sont traités nos anciens. Mais n'oublions pas que ça risque de nous arriver également, sauf que plus on a de l'argent et moins nous sommes soumis aux mêmes conditions de vie. Là encore ce n'est pas égal pour tous.
Passez malgré tout de bonnes fêtes.
Le 24/12/2006, par Piboule Excellente initiative que de lancer ce débat justement pour les fêtes de Noël qui doit se poursuivre sérieusement et d'une manière plus sérieuse.
Vous avez l'air bien placé pour décrire un état des lieues, une liste des points faibles, comment faire pour vous aider ?
Il faut surtout médiatiser le problème, au besoin organiser des réunions aux quatre coins du département, poser les bonnes questions à nos prédendants à l'élection législative si possible en réunions publiques.
Le 24/12/2006, par Fabien franck Si nous voulons mettre un coup d'arret au génocide qui s'organise et se structure actuellement dans les sphéres de la pensée unique et libérale il faut tous ensemble se rassembler pour lutter, dénoncer, descendre dans la rue.Pour rassembler je crois qu'il est possible d'organiser le lancement d'une pétition par internet.Et pourquoi ce blog ne deviendrait-il pas le lien majeur pour lancer une telle initiative.Pour agir je suis partant.
Fabien franck
Le 24/12/2006, par arclou Je déteste les maisns de retraite par la déshuanisation que certaines apporte aux malades.
On tutoie d'emblée la personne, on l'infantilise voire on la maltraite.
Mais Certaines maisons ne sont pas ainsi.
Je pense que vous oubliez une donnée importante: le personnel du dirigeant à la femme de ménage doit être bien formé partout.
De plus certains personnels soignants sont aussi responsables des maltraitances.
Il serait interressant de revoir la formation mais aussi les organismes de contrôles de ce personnel.
Créer un n° vert qui permette aussi aux autres mebres du personnel, des parents ou les retraités de signaler les cas à l'instar des enfants batus.
Le 25/12/2006, par michel Nous n'oublions pas la formation :
Un véritable plan Emploi/Formation reconnaissant à tous qualifications et revalorisation salariale.
Les N° vert existent par exemple :
AFPAP : 08000020528
ALMA : 0892680118
Mais le risque est de dénoncer en faisant tout porter sur l'incompétence, la cruauté,... des soignants. Bien sur il y a des cas, mais l'immense majorité du temps les personnels souffrent physiquement, mais surtout psychiquement de ne pouvoir prendre en charge correctement les résidents par manque d'effectifs.
Le 25/12/2006, par Luigi Pirandello Putain, ça fout les jetons de veillir !!!
Votre LUIGI, qui vous recommande la Jouvence de l'Abbé Soury
Le 25/12/2006, par kaiou il est un peu facile pour certains de mettre les soignants en premiere ligne.Le personnel des etablissements de soins ou de residences pour personnes agées est débordé par le travail et l'inertie administrative et politique ne faitRIEN POUR ARRANGER LES CHOSES
Le 26/12/2006, par Ghislaine Je profite de l'espace ici pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année à tout le monde et une année 2007 pleine d'espoirs nouveaux, porteuse de paix et de grandes avancées sociales.
Pour Michel en particulier, je trouve que le blog c est une bonne idée... restera t-il un blog particulier où deviendra t-il un outil du collectif sur l accueil de la personne âgée ?
Si c est le cas, il faudra l'argumenter et y tenir des propos conforme aux orientations de la CGT.
De plus, ce qui serait interessant ici, c est que ceux qui participent à ce blog puissent apporter aussi des solutions, des idees d actions et d informations de la population... ce que nous essayons déjà de faire dans le collectif fédérale...
A suivre....
Ghislaine
Le 27/12/2006, par Piboule Existe t'il un système qui permet de parrainer une personne âgée sans famille qui est dans un établissement de santé et la possibilité d'intervenir si on juge qu'elle est maltraitée ?
Le 27/12/2006, par kaiou tu peux déja t'essayer comme visiteuse de malades ou personnes agées,il existe des associations de bénévoles pour ça partout en france et mème en lozere et tu peux bien sur intervenir;tu dois mème!
Le 28/12/2006, par arclou Il faudrait plus d'établissemnts qui acceptent les animaux,des espaces fumeurs ( on a eu un post là dessus)ect..Des établissements qui en fait proposent le moins de rupture possible avec la vie d'avant.
Ce qu'il manque aussi en France se sont des établissements intermédiaires avec appartement individuesl et quand même services collectifs qui permettent à la personne pas encore totalement dépendante de vivre comme chez elle, avec ses meubles, de recevoir sa famille.
Des structures existent mais généralement elles sont très luxueuses, pas accessibles aux peu fortunés.
Ah j'oubliais, il faudrait arreter de mettre les maisons de retraites dans des quartiers éloignés de tout, certains résidents valides n'ont plus la possibilité d'aller " en ville"ne serait ce que pour rester en contact avec la vie.
Le 02/01/2007, par Ghys (34) Bonne annee 2007 à tous et à toutes .
Je garde l espoir d une digne prise en charge de nos personnes agees dans le respect et la dignité de celle ci . Nous luttons tous les jours et nous continuerons encore pour que ces mouroirs deviennent des lieux de vie .
Le 02/01/2007, par francis 34 Bénévolat!? mais c'est bien sur!? L'Etat n'attend que çà ! A quand des infirmiers ,Aide-soidnants,Gens de salle,bénévoles? Bénévolat d'accord mais que ce terme ne donne pas à l'état l'occasion de se désengager d'ailleurs où est passé l'argent de la journée supplémentaire?(il a fait pffffffffff comme la vignette pour les vieux!!!)(hors sujet, d'ailleurs comme une grande partie de l'argent pour le sunami fallait que je le place celui là aussi)Le temps des poires est passé mais j'ai peur que nous en arrivions au temps des bananes!!! Assez d'hypocrisie et puisqu'il y a tant de chomeur qu'on en forme (il doit bien y en avoir qui aimeraient faire ce métier non? Ancien AS 35 ans d'histoire à raconter (mais tchuuuuuuuuuut secret proffessionnel oblige)oufff soulagé!!!Allez Bonnes Années à tous et meilleurs voeux pour 2007
Le 02/01/2007, par michel En ce début d'année, révons à ce que 2007 soit l'année d'une véritable prise de conscience politique sur la prise en charge des personnes âgées. Révons à ce qu"enfin les moyens financiers soient débloqués et pérennisés pour faire face aux besoins.
Pour cela il y a nécessité à agir, à proposer, il est temps de dépasser la frilosité des débats sur CE PROBLEME HUMANITAIRE.
Ce blog est un outil, pour avancer il faut se rassembler dans les débats et dans les actions.
Je reprend totalement les propos de Ghislaine :
"De plus, ce qui serait interessant ici, c est que ceux qui participent à ce blog puissent apporter aussi des solutions, des idees d actions et d informations de la population... ce que nous essayons déjà de faire dans le collectif fédéral..."
Le 06/01/2007, par Céline Félicitation pr ce blog ou de tels échanges peuvent se faire! Savoir que l'on est pas seul à se sentir révolté par ce monde du tout au profit et puisque les vieux ne peuvent plus produire pourquoi en prendre soin. Perso petite expérience au côté de nos "vieux" quand j'ai travaillé l'été en tant qu'as ds un petit hopital local. Horrifié de ce malmenage de cette brusquerie de ce manque de respect de l'humain. "ne fais jamais à autrui ce que tu ne voudrai qu'on te fasse". Manque de temps, manque de moyen ... dévalorisation par notre société ou seuls les jeunes et beaux ont une place...il ne fait vraiment pas bon être vieux en france en 2007.
Le 09/01/2007, par jean marc " ON TUE LES VIEUX " (livre paru chez fayard)... pas vraiment excessif !!! Sont réunis dans 250 pages, la mise en évidence, et l'analyse de tous les paramètres qui posent les bases volontaires de la solution a la problématique du vieillissement de la population. Ce phénomène constitue un des facteurs sociaux majeurs limitant la performance économique d'un pays placé dans le contexte de survie imposé par la mondialisation et promu par les « business mens ».
Dans ce contexte, pas étonnant, les silences assourdissants de ségolène ROYAL et Nicolas SARKOSY quand « on tue les vieux ».
Le 29/01/2007, par Marie Je partage complètement les idées propos exposés dans votre manifeste. les discours masquent une réalité affligeante.Si le passage en HEPAD a malgré tout permis quelques avancées encourageantes, il semblerait que les sources de financement se fassent rares et que nombre d'établissement hésitent à s'engager dan une réforme lourde sans contrepartie suffisante.
Les ratios en personnels sont insuffisants, et la bientraitance repose essentiellement sur l'engagement de personnels à bout de souffle...Voilà ce qui fait pour l'essentielle lit des maltraitances.
Je souhaiterai évoquer la situation des établissements qui accueillent des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer : si certains servent de "vitrine", beaucoup de services fonctionnent avec des effectifs minimalistes qui interdisent un accueil et un soin décent à ces personnes : les malades souffrent, les soignants souffrent. les familles souffrent.
Jusqu'à présent, aucune mobilisation ne s'était fait entendre,c'est chose faite, et j'approuve.
Un mot sur les "bénévoles", souvent retraités,ou "inactifs", qui apportent beaucoup, si l'on prend le temps de les accompagner, et qui constituent une aide considérable pour les professionnels, apportent un peu d'air du large aux personnes âgées et soulagent les familles.
Ils y trouvent matière à se sentir utiles aux autres,plaisir à apporter et recevoir, et ne représentent pas une véritable menace.
En revanche, je rencontre certains professionnels qu exercent "grauitement", afin de se forger une expérience monayable par la suite. On peut comprendre, mais c'est bien dommage de scier ainsi la branche...;
Bien cordialement.
Le 02/02/2007, par sissou Ne nous lamentons pas sur ce qui est.Les lois sont faites pour le bien de tous.si une loi est mauvaise , il faut la changer.Nous serons les anciens de demain et nos enfants ceux d'après demain.Apprenons-leurs à gérer notre avenir.
Une pension ou retraite doit pouvoir etre versée directement à une personne ou son tuteur pour qu'elle puisse elle-même payer son hebergement et les services dont elle a besoin. Les choses doivent être symplifiées et non des versements et reversements où l'on s'y pert, et où l'on en perd la moitié au profil de ....Le fonctionnement des établissement doit être symplifiés, les chefs d'établissements concernés c.a.d.maisons de retraites et hôpitaux s'ils sont conscients du problemes peuvent agir, même en avancant à petite dose.La rénovations n'est pas seulement des murs,mais également les règlements.
Nous devons tous refuser cette etat de chose des maisons de retraite mouroir et des longs sejour couloir de la mort.Même le simple personnel peut se mobiliser en grêve pour refuser cela, surtout en période d'élections.Les accueils familiaux doivent accéder au code du travail et être employés plus facilement par la famille ou des proches pour garder une valeur familiale.Ils doivent pouvoir être employés plus souvent pour éviter la désespérance des anciens ayant perdus leur foyer.Cela crée des emploies Aux juristes de travailler pour que cela soit viable.
Le 09/02/2007, par VEDIBE - Vieillir dans la dignité et le Bien-Etre VEDIBE est affiliée à la FNAPAEF : Fédération nationale des associations de personnes âgées en établissement et de leurs familles
Résidents et familles au sein de la FNAPAEF s’interrogent :
En tant que candidat à la Présidence de la République, que comptez-vous faire pour :
1) Egalité de traitement du handicap sans discrimination d’âge ni géographique
Conformément à l’article 15 de la Charte sociale européenne révisée en 1996, nous demandons l’égalité de traitement de tous les citoyens handicapés, à domicile ou en établissements, sans discrimination d’âge ni géographique. Nous refusons de voir pérenniser la situation actuelle votée par les parlementaires en juillet 1994 (PED). Un droit à compensation sans discrimination permettrait de prendre en charge l’ensemble des coûts liés aux handicaps, et ainsi de baisser le tarif hébergement supporté par les personnes âgées et leurs familles. Il aurait aussi pour avantage de gommer les disparités territoriales et la criante injustice d’une APA insuffisante et inadaptée autant en établissements qu’à domicile.
2) La solidarité nationale – Créer pour tous une 5ème branche de protection sociale
La FNAPAEF observe qu’il existe actuellement trois catégories de citoyens handicapés :
- ceux pris en charge par l’aide sociale,
- ceux qui ont des revenus assez élevés pour financer leur dépendance,
- ceux qui n’ont pas accès à l’aide sociale car ils ont atteint le plafond de ressources limite, mais qui disposent de revenus insuffisants pour faire face à l’inflation des tarifs hébergements. C’est dans cette catégorie que nous rencontrons des difficultés financières insupportables ! Où est la solidarité nationale ? Conséquences d’une telle injustice : Des personnes âgées blessées dans leur amour propre, ne veulent pas être un poids financier pour leurs enfants et refusent parfois de se faire aider, ou d’aller en établissement. Certaines vont jusqu’à se suicider ! Des familles vivent des situations conflictuelles d’ordre psychologiques, financières ou dues à la fatigue, qui peuvent conduire à la maltraitance de leurs proches. Sans la mise en place d’une cinquième branche, la loi 2002-2, le Plan solidarité grand âge et tous les textes qui s’empilent ne seront que des leurres.
3) Assurance dépendance Il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir s’offrir une assurance dépendance. Cette inégalité supplémentaire disparaîtra avec la création d’une 5ème branche que nous réclamons.
4) Repenser le mode de financement des établissements notamment au niveau du bâti, afin de ne plus faire supporter le poids des amortissements par les personnes accueillies. La collectivité qui finance les écoles, les collèges, les Universités, les gymnases, les stades … doit aussi financer les lieux de vie en faveur des personnes âgées, faire des réserves foncières et ne pas laisser les prix de journée s’envoler au détriment des budgets moyens comme le rapporte la Cour des Comptes, sachant qu’un prix de journée élevé n’est pas un gage de qualité en terme d’accompagnement ! Quand on entre en maison de retraite, alors qu’il est si difficile de quitter son chez soi, est-il normal d’être pénalisé financièrement ? De devoir payer, comme le ferait un propriétaire, des charges sur un logement dont on est simple locataire ? Le résident d’un EHPAD devrait régler uniquement l’hôtellerie, restauration comprise.
5) Le financement de toutes les mesures exigées par les commissions de sécurité doit être assuré par la collectivité (formations, exercices, équipements, climatisation, groupes électrogènes…) pour autant qu’elles soient conformes à la réglementation et ne pas être reporté, même en partie, sur le tarif hébergement.
6) Accueil de proximité en nombre suffisant pour satisfaire la demande des citoyens âgés
Nous demandons que les personnes âgées seules ou non, avec un handicap léger ou non, ou qui souhaitent se rapprocher de leurs enfants, puissent avoir le choix entre le maintien à domicile, la sécurité et la convivialité dans un habitat collectif de quartier adapté au grand âge, Petites Unités de Vie, Domiciles collectifs, EHPA, EHPAD pour les plus handicapés. Il faut de toute urgence combler le déficit actuel de tout type de logements et de places en EHPAD. Le libre choix en dépend. En ce qui concerne les logements-foyers (EHPA), nous refusons les nouvelles mesures fixant le GMP à 180.
TSVP Þ Þ Þ Þ Þ
7) USLD-EHPAD-Hôpital Reconnaître, grâce à la filière gériatrique, les USLD comme de vraies structures de soins pris en charge par l’Assurance maladie, et mettre fin à la discrimination par l’âge de l’accès aux soins. Mais pour permettre aux EHPAD de garder leurs résidents jusqu’à la fin de leur vie, et éviter leur transfert en USLD, il faut mettre en place des équipes mobiles psycho–gériatriques hospitalières de liaison entre l’hôpital et l’EHPAD, développer l’HAD comme à domicile, renforcer le partenariat EHPAD-Hôpital-services gériatriques pour des admissions courtes en médecine et un retour rapide en EHPAD. Nous devons éviter le passage en SAU traumatisant pour la personne âgée.
8) Des ratios de personnel adaptés au degré de dépendance des établissements qui permettront d’assurer des soins respectant le rythme de la personne âgée ainsi que sa dignité, de lui offrir une écoute attentive, un accompagnement social et humain, de rompre sa solitude.
9) Un personnel formé avant embauche et des aides soignants imputés à 100 % sur le tarif soins
Nous déplorons que nos aînés soient trop souvent accompagnés par des personnels sans formation à l’écoute, au prendre soin, à certains gestes techniques, aux problèmes liés à la dénutrition, aux pathologies particulières de type Alzheimer, Parkinson, mais aussi mal-voyance, surdité. Cette formation humaniste doit précéder l’embauche pour le bien-être de personnes vulnérables et présentement être donnée à tous les personnels, non formés, en service. Cette demande vaut aussi pour le domicile ou seulement 13 % des personnels d’associations prestataires sont formés, et 6 % des associations mandataires. Nous exigeons la prise en charge à 100 % des aides-soignants et des psychologues sur le tarif soins et non sur le tarif dépendance et nous dénonçons que certains établissements soient conduits à imputer sur le tarif hébergement des personnels sans qualification qui se substituent aux aides-soignants.
10) Revaloriser auprès des jeunes le travail d’accompagnement des personnes handicapées de tout âge par des campagnes publicitaires, la prise en charge des études d’aides-soignants, des salaires en rapport avec la pénibilité du travail, afin d’éviter les changements permanents de personnel alors que la personne âgée a besoin de se sentir reconnue et sécurisée par un personnel stable.
11) Contrat de séjour Les contrats de séjour sont souvent rédigés pour satisfaire aux intérêts de l’établissement plus qu’à ceux des résidents et comportent parfois des clauses abusives. Nous demandons qu’un contrat type, incontournable, soit étudié par les autorités de tutelles avec des règles définissant des protocoles de bientraitance. Toute clause abusive doit être sanctionnée par un organisme indépendant.
12) Conseil de vie sociale : conçu pour être une instance de dialogue, il est trop souvent considéré comme une exigence administrative supplémentaire au regard des directions et gestionnaires. Son absence (ou son mauvais fonctionnement) doit alerter les pouvoirs publics. Afin d’en assurer la bonne marche, les familles dont la représentation doit être rendue obligatoire, et les résidents élus doivent pouvoir bénéficier d’une formation ou à tout le moins se voir remettre un document, réalisé par les autorités de tutelles, qui expliquerait dans le détail le rôle des représentants, l'obligation de règlement intérieur rédigé par ses membres, donnerait le décret dans son intégralité et les données essentielles de la loi du 2 janvier 2002 avec les références. Il est par ailleurs anormal que les derniers textes aient prévu une composition « a minima » de ces conseils, il faut au contraire les étoffer, en instaurant notamment la présence d’un élu communal obligatoire, (comme dans les collèges ou centres de loisirs enfants).
13) Représentation des résidents et de leurs familles : compte tenu de l’évolution prévisible du nombre des personnes âgées accueillies en maison de retraite, du nombre d’établissements à construire en urgence, que proposez-vous pour que les résidents et leurs familles qui ont une connaissance de terrain, soient décemment représentés dans les différentes instances nationales, régionales, départementales, en tant que tels, y compris dans les conseils d’administrations des établissements publics ou privés ?
14) Information sur les établissements d’accueil Il est urgent de mettre à la disposition de tous les citoyens, sur un site national, les informations concernant les établissements d’accueil, avec notamment la composition du conseil d’administration, les statuts, la direction en place, le contrat de séjour, le règlement de fonctionnement ainsi que les noms des représentants du Conseil de vie sociale.
Cessons une fois pour toutes d’opposer le domicile aux maisons de retraite
Synthèse de VEDIBE sur la maison de retraite que nous souhaitons
LA MAISON DE RETRAITE QUE NOUS SOUHAITONS
VEDIBE (Vieillir dans la Dignité et le Bien-Etre)– 13 rue de la Roue – 92190 Meudon
Synthèse réalisée en 2002 – Réactualisée en septembre 2006
- Une maison proche des commerces et des services et le plus près possible des enfants ou de ma famille.
- Obligation d’un directeur diplômé, motivé, avec un minimum de connaissance en gérontologie, et de grandes qualités humaines. Une équipe qui prend la peine de connaître chaque résidant.
- Personnel motivé et qualifié, dont la connaissance doit être constamment mise à niveau par des stages sanctionnés par une évaluation, notamment pour l’accompagnement des personnes handicapées et désorientées. Obligation d’un minimum d’agents qualifiés par lit en fonction de la dépendance.
- Personnel attentif à nos besoins et aimant les personnes âgées. Un personnel stable et en nombre suffisant, qui ait du temps à nous consacrer. - Les petites attentions du personnel sont indispensables au bien-être des résidants. Le pire c’est l’indifférence. « Le médicament-parole, le médicament-humanité, est aussi vital que les autres et manque trop souvent. Il est de ces silences qui font mal. »
- Les agents de service devraient aussi recevoir un minimum de formation à la connaissance des personnes âgées et connaître les premiers gestes de secourisme. (Par exemple en cas de fausse route à table).
- Personnel de nuit avec un minimum de formation en nombre suffisant et présence obligatoire d’une ou plusieurs infirmières en fonction du GMP (Gir Moyen Pondéré)
- Mise en place d’une équipe de personnel « volant », formé et spécialisé pour les week-end et les vacances, afin que les résidants ne soient pas lésés par le manque de personnel.
- Avoir un interlocuteur privilégié, un référent comme il en existe dans les établissements pour personnes handicapées.
- Avoir la garantie que tout sera fait pour assurer mon bien-être en fin de vie, grâce notamment, à une équipe formée à l’accompagnement de fin de vie, et aux soins palliatifs adaptés.
- Encore plus important que le luxe ou le soleil, la proximité d’une communauté de vie.
- Me permettre de conserver un rôle social dans la famille et si possible dans le quartier. Ne pas être soudain abandonné par ceux qui partageaient avec moi une activité.
- Ouvrir la maison vers l’extérieur en intégrant des services tels que haltes garderies, restauration ouverte au quartier, salle pour le club du 3e âge, et pourquoi pas crèche. S’il y a un parc, l’ouvrir aux jeunes enfants du quartier « De voir des enfants, ça nous fait tellement plaisir ! »
- Avoir un secteur par unité pour un accueil de jour, de nuit, de week-end et hébergement temporaire, et faciliter l’échange avec des personnes âgées qui vivent encore à domicile. – Mettre à disposition une chambre d’hôte pour accueillir la famille de passage.
- Liberté d’aller et venir, même en fauteuil roulant, y compris en ville. Le risque zéro n’existe pas et il n’y a rien de pire que d’être cloîtré. Transports adaptés si besoin. Même handicapé, je veux me sentir vivant et libre ! -Ascenseur obligatoire et adapté au handicap dans toute maison de retraite !
- Dès que possible permettre de choisir l’orientation de la chambre : avec ou sans soleil, avec vue sur la rue et son mouvement, ou au contraire, chambre au calme. Fenêtre suffisamment basse pour me permettre de voir à l’extérieur même si je suis alité. Fenêtre à bascule qui allie la sécurité à la possibilité d’aérer correctement.
- A domicile les personnes âgées sont souvent derrière leur fenêtre pour voir la Vie. Prévoir une pièce où les résidants puissent profiter des mouvements de la rue. « Ce qui manque ici, ce sont les bruits de la Vie ! »
- Un domicile spacieux pour y apporter quelques meubles personnels et s’y déplacer en fauteuil roulant. Sanitaire complet. Un interrupteur accessible à la tête du lit notamment pour se lever la nuit !
- Je souhaite un certain pourcentage de chambre à 2, la solitude est parfois difficile, chacun doit pouvoir choisir ; ou prévoir des chambres pouvant communiquer.
- Pour les retraités du baby-boom et les autres : équipement suffisant pour permettre les ordinateurs, internet, câble etc...dans chaque chambre.
- Possibilité pour les moins handicapés d’entre nous d’avoir une plaque chauffante qui peut être mise hors d’usage en cas de trouble psychique.
- Bip d’alarme sur soi (on peut tomber n’importe où)
- Téléphone en ligne directe afin de permettre le choix de l’opérateur et un coût moins prohibitif.
- Couloirs larges avec mains courantes.
- Les portes coupe-feu doivent être ouvertes pour faciliter le passage avec déambulateur ou chaise roulante. Ces portes se referment automatiquement en cas d’alerte au feu.(ex : Hôpital Corentin Celton) ►►►
- Respecter l’adulte qui est en chacun de nous avec son passé, son expérience et son histoire, et nous appeler par notre nom et non pas « papi et mami » surtout lorsque l’on n’a pas eu la chance d’être grands-parents.
- Lorsqu’il frappe à ma porte, le personnel doit attendre que je dise « Entrez ». Je suis chez moi. Imagine-
t-on un personnel hôtelier entrer dans une chambre sans y être invité !
- Ne pas m’imposer l’heure du lever. Proscrire les aberrations de certains horaires. Respecter mon rythme !
- En crèche tout est pensé pour l’épanouissement de l’enfant. La maison de retraite ne doit pas être une simple garderie, une sorte de rebut. Les résidants doivent aussi pouvoir entretenir et développer leurs talents.
- Une animation qui ne s’impose pas mais dont le but est de favoriser la relation entre les résidants. Il faut que peu à peu des liens se nouent et que chacun invite l’autre dans son « chez soi ». Le nouveau résidant doit être présenté avec beaucoup de chaleur humaine.
- Faciliter les échanges entre les familles des résidants et faire de la maison de retraite une sorte de grande famille qui intègre les isolés. Proposer régulièrement des déjeuners entre familles.
- La maison de retraite doit m’aider à me sentir utile jusqu’à ma mort, et ne pas freiner l’aide que je pourrais apporter aux plus handicapés sous prétexte de responsabilité.
- Encourager les bénévoles qui passent dans les chambres à avoir un échange réel avec les résidants, notamment les sans famille.
- En plus des Conseils de Vie Sociale trop souvent inefficaces, favoriser une association des résidants et des familles animée uniquement par eux-mêmes SANS la présence de la Direction ou du personnel, sauf à la demande de l’association sur un ordre du jour précis.
- Pouvoir disposer selon le cas, d’un petit carré de jardin, d’un balcon pour y cultiver fleurs ou légumes, ou m’offrir la possibilité d’entretenir certains parterres - Participer à des activités culinaires et au choix des menus.
- Pouvoir déguster des mets aux saveurs d’autrefois, et prohiber une réglementation sanitaire trop stricte.
- Choix du médecin et du type de médicaments (ex: homéopathie)
- Une boîte à idées sera mise dans un lieu discret sans obligation de révélation d’identité.
- Contrôle plus précis des différents paramètres qui entrent dans le prix de journée afin que les fonds soient effectivement utilisés pour le bien-être des résidants (qualité de l’alimentation, des soins et de la vie quotidienne) et que les budgets soient transparents pour permettre aux familles de faire des comparaisons entre les différentes prestations des maisons de retraite.
- Pour assurer la garantie de notre bien-être, il faudrait des inspections impromptues. Il est inadmissible que l’établissement soit prévenu avant un contrôle. Contrôles suivis de sanctions si nécessaire.
- Toute nouvelle création de maisons de retraite devrait être suivie d’un bilan sur la conception afin de prendre acte des aspects positifs ou négatifs.
LA MAISON DE RETRAITE DONT NOUS NE VOULONS PAS
- Maison isolée, sans lien avec la vie extérieure.
- Directeur sans qualification, ni qualité de cœur, que l’on ne voit jamais en dehors des grandes fêtes.
- Personnel incompétent, sans vocation à travailler auprès des personnes âgées.
- Ne pas être traité comme un objet qu’on lave au même titre que les toilettes ou le mobilier de la chambre, mais comme un être humain qui a besoin d’entrer en communication et d’être respecté.
- Je refuse qu’on aliène ma liberté par un règlement trop stricte
- Je refuse que l’on m’impose des protections alors qu’il suffirait que l’on m’aide à aller aux toilettes pour que je ne devienne pas incontinent(e).
- Nous refusons d’être traités comme des enfants.
- Nous refusons de vivre dans un lieu totalement aseptisé de toute vie extérieure.
- Un mobilier inadapté sur lequel on se fait mal quand on tombe (angles de table et bras de fauteuil saillants) fauteuil inconfortable.
- Une maison qui me laissera mourir seul, sans la moindre attention, et pire encore, dans la souffrance « La condition dans laquelle on laisse mourir et souffrir la personne âgée est une forme de crime. »
Le 10/02/2007, par Christine
MOTION PETITION
Le collectif départemental CGT des maisons de retraite œuvre pour garantir une prise en charge décente de nos ainées.
Un témoignage d’une Maison de retraite du sud de la France nous interpelle, ils ont choisi les 6 commandements de la gériatrie :
1. Ta personnalité, ton histoire, tu tairas : pas de temps pour t’écouter.
2. En 10 minutes, tus seras lavé, habillé/ pas de temps pour te bichonner.
3. A 5h45 ton déjeuner tu auras : si tu dors tant pis pour toi, jusqu’à midi tu attendras.
4. Ta détresse, ta solitude tu ravaleras : pas la temps de s’apitoyer.
5. Plus tu seras malade, dépendant moins on te consacrera de temps : tu n’as plus la force de te plaindre …
6. Seul et en silence tu mourras : pas le temps pour qu’on te tienne la main.
Nous sommes des personnels soignants diplômés, passionnés par nos métiers , par la gériatrie et qui travaillons à l’encontre de notre éthique, car les moyens n’existent pas pour s’occuper dignement des personnes dont nous avons la charge.
Nous ne voulons plus être complice des pouvoirs publics qui se taisent, des groupes commerciaux qui s’enrichissent sur le dos des résidents.
Voici les 6 des principales revendications de la CGT :
1. Un soignant pour un résident
2. Un financement unique basé sur la solidarité nationale ; la prise en charge des personnes âgées doit revenir dans l’assurance maladie.
3. Sortir le secteur de la prise en charge de la personne âgée de la marchandisation.
4. Un véritable plan Emploi/formation reconnaissant à tous qualifications et revalorisation salariale.
5. L’état doit financer les constructions et rénovations de maisons de retraite actuellement supportées par les résidents et leur famille.
6. Adapter le nombre de lits publics aux besoins futurs face au vieillissement de la population.
Noms Prénoms Etablissement Signatures
Union Syndicale Santé Action Sociale de la Gironde
Bourse du Travail
44, Cours Aristide BRIAND 33075 BORDEAUX-Cedex
Tel: 05 56 92 81 78 Fax: 05 56 94 21 15
E-mail :cgt-sante-action-sociale.gironde@wanadoo.fr
Collectif CGT maisons de retraite de la Gironde
Le 8 janvier 2007
Chers collègues des établissements d’accueil de personnes âgées
Dans le cadre pré électoral, déployons ensemble nos énergies pour dénoncer et faire évoluer les conditions de vie des personnes âgées.
N’oublions jamais qu’ils ont largement contribué à l’essor de notre société, ce sont eux qui ont hier obtenu par la lutte, parfois le sang, ce que nous avons aujourd’hui en particulier notre protection sociale.
Nous vous proposons de nous faire parvenir cette motion pétition avant le 12 mars 2007 dernier délai. Nous la transmettrons aux autorités de tarification et au ministère. Vos signatures appuieront nos différentes négociations.
Apportez cette motion pétition à vos élus locaux, départementaux ainsi qu’à votre conseil d’administration.
Le Collectif,
Collectif CGT des maisons de retraite de la Gironde
MOTION PETITION
Noms Prénoms Etablissement Signatures
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