Après la Deuxième Guerre mondiale
la ligne Florac, Sainte-Cécile s’est engagée dans un processus
de régression si bien que par décret du 5 Août 1950,
le ministre des travaux publics ordonna la fermeture de la ligne avec effet
au 31 Décembre 1950.Au vue de l’émotion totale qu’elle causa
dans la région, cette décision fut reportée, mais
les Cévenols n’avaient obtenu qu’un sursis. En 1952, le rapport
dépenses/ recettes franchit pour la première fois le seuil
critique de 2 et le ministère prononça une nouvelle condamnation,
qui devait être exécutoire à l’échéance
du 30 juin 1953.
Mais une promesse de trafic de bois,
une réduction des dépenses et l’opposition des élus
qui craignaient le ralentissement de la vie et l’appauvrissement de la
région après la fermeture, firent maintenir la ligne. Mais
au début des année 60, le trafic avait fondu, les possibilités
d’assainissement avait été épuisées. En mai
1967, le ministère décida de procéder à la
fermeture le 1er janvier 1968. Les démarches entreprises par les
élus, appuyées le 13 janvier par une manifestation qui attira
près de 1 000 personnes dans la cour de la gare de Florac, ne permirent
d’obtenir que des sursis dérisoires, repoussant l’ échéance
au 29 février, puis enfin au 31 mars 1968. Ainsi se terminait l’histoire
du petit train de Florac après 58 ans, 8 mois, 7 jours de bons et
loyaux services.