L’absence de mesures en leur faveur dans le plan gouvernemental risque de transformer la fracture numérique actuelle ( bas débit/haut débit) dont certains sont encore victimes , particulièrement en Lozère , en gouffre numérique (haut débit/très haut débit) et ce n’est pas la seule fibre optique de l’A75, par ailleurs bienvenue, qui règlera le problème de l’attractivité numérique de notre département

Ces mesures, nous objectera-t-on, sont de la compétence, décentralisation oblige, des collectivités territoriales ; il est vrai que c’est aux collectivités de base de prendre leur destin en main et d’impulser une « dynamique numérique » ; mais ont-elles les moyens ,pour celles du moins aujourd’hui « hors concurrence », de financer des projets de très haut débit ?

Le « carburant » nécessaire pour aider les collectivités les plus volontaristes,ne peut venir,à mon avis, que d’un fond de péréquation dont je regrette qu’il ne fasse pas partie des mesures gouvernementales .Et pourtant,dans une logique de solidarité nationale et « républicaine », des mesures simples telles que le prélèvement de quelques euros sur chaque abonnement haut débit , permettrait d’alimenter un tel fonds . En l’absence de telles mesures les discours ministériels sur l’aménagement du territoire,l’importance de la ruralité et ,aujourd’hui, le développement durable, manquent singulièrement de crédibilité

Le très haut débit est à l’évidence un élément important d’attractivité des territoires tant pour les entreprises que pour les particuliers de plus en plus demandeurs de bande passante pour faciliter les usages actuels et accéder à des usages nouveaux .Or,quels sont aujourd’hui les territoires qui ont le plus besoin d’attractivité ? les grandes agglomérations ou les campagnes ? Dans une logique d’aménagement du territoire et de développement durable, la réponse est claire Les territoires « hors concurrence » comme la Lozère peuvent -ils accepter l’absence de très haut débit à terme ? Si nous souhaitons faire de notre département un territoire exemplaire en développement durable(cf article ci-dessous) la question mérite à tout le moins,d’être posée